dimanche 16 décembre 2007

Préambule

«Waaaaahhhh le nase, il fait un blog ! » Et oui, alors que ces bêtes-là sont déjà dépassées, et quinze ans après tout le monde, je m’y mets ! Mieux vaut tard que jamais, non ? Non ? Ah, tant pis. Alors bien sûr, comme 99,9% des blogs, il ne sera lu par personne. Enfin si, par moi (je me réserve d’ailleurs le droit de « m’auto-poster » des commentaires de temps à autre pour faire illusion). Mais après tout c’est pas grave, car c’est pas tellement le but.
L’idée, c’est plutôt de me dégourdir les doigts, de faire travailler un peu des « méninges » en sous régime depuis de trop longs mois… avant de passer aux choses sérieuses ! Car oui, Mesdames, messieurs, je vous l’annonce solennellement : je ne ferai pas carrière dans le trafic de chocolat !
Le visiteur naïf qui viendrait chercher sur ce site un journal de bord de ma vie londonienne, ou pire, espèrerait trouver matière à se cultiver, repartira fort déçu. Ici, les histoires seront inintéressantes, ou ne seront pas.
Lecteur, te voilà prévenu ! Désormais, comme le dit un illustre homme politique aussi tolérant que visionnaire : « Mon blog, tu l’aimes ou tu le quittes » ! CQFD.

samedi 15 décembre 2007

« Le blaireau et le renard » (Fables de Kinnoul Road)

Tiens, l’autre soir j’ai rencontré un renard. Et ouais ! En pleine rue, à deux pas de chez moi. Je rentrais tranquillement du boulot, vers 10h, perdu dans mes pensées (parfaitement à jeun, je précise). Et puis au détour d’une rue, j’aperçois un gros truc qui bouge près d’une voiture. Je ne me méfie pas plus que ça, et me dis : tiens, c’est sûrement un chien ou un big chat (c’est possible après tout, mon chat Quick est bien gros comme une vache). J’avance, j’avance, et en arrivant à son niveau, je comprends qu’il ne s’agit pas d’un chat, mais bel et bien… d’un énorme lion !!! Non je déconne, hahaha, je vous ai fait peur hein ? Bon en fait c’était un renard, mais ça surprend quand même.
Donc surpris justement, je m’arrête et le regarde fixement. Lui continue de vaquer à ses occupations, tranquille, comme si de rien n’était. Au bout d’un moment, il consent quand même à me jeter un coup d’œil, mais vraiment d’un air de dire : « Tiens qu’est-ce que tu fous là toi ? T’as pas autre chose à foutre ?». Le monde à l’envers quoi ! J’étais à deux doigts de lui dire : « Renard, chenapan ! sacripouille ! sacré coquin ! ». Après s’être regardés en chiens de faïence pendant quelques secondes, chacun poursuit son chemin.
De retour à l’appart, j’explique mes aventures à mon colloc. « Ouais, ouais moi aussi je l’ai vu l’autre fois... etc… ». Ok, qu’à cela ne tienne ! Le lendemain, sûr de mon petit effet, je me rabats sur mes collègues anglais. Et qu’est-ce qu’ils me répondent ? « Ouais, ouais ça m’étonne pas, y’en a pas mal à Londres à cause des parcs… bla bla bla ». Ok, super… Bande de jaloux, je vous raconterai plus rien ! Ou alors la prochaine fois je dirai que j’ai croisé un ours polaire, ça les calmera.
Depuis, le petit renard insolent vient régulièrement hanter le quartier. Les habitants lui ont même donné un petit nom : « Rouky ». Non là encore je déconne, rassurez-vous. La morale de cette fable urbaine est simple: à Londres, les renards sont comme les humains : blasés.