mercredi 30 avril 2008

Premier foot

Ah mais j’avais oublié de vous dire ?! le premier foot de la saison a enfin eu lieu la semaine dernière, dans le parc derrière chez moi. Et sous un soleil estival, s’il vous plaît. Car je vous parle d’un temps où il faisait beau et chaud à Londres, où tout le monde pensait que l’été prenait ses marques et où les parcs grouillaient déjà de feignasses affalées sur la pelouse. Joie de courte durée, le « typically british weather is back ». Nevermind... Voilà pour le petit point météo qui intéressera, j’en suis sûr, la majorité d’entre vous.
Mais revenons à nos moutons. Cette première rencontre footballistique ne s’est pas faite sans mal. Car bizarrement, alors que tout le monde était super chaud depuis des semaines, le jour J y’a plus personne. Une véritable honte, quand on sait que rien que cette colloc’ de bras cassés permettrait de constituer deux équipes de foot + les remplaçants, voire d’écarter les joueurs en méforme. La plus belle excuse revient haut-la-main à Naifees, qui a osé prétexter un match de cricket pour justifier son retard. Le plus triste, c’est qu’il avait vraiment un match de cricket. Après tout c’est le sport national au Bengladesh. Les autres excuses étaient beaucoup plus classiques : boulot, ciné, oubli… Je dois dire que moi-même j’avais pensé boycotter cette rencontre, faute de temps. Et puis je me suis dit que je devais montrer l’exemple, malgré une gastro sévère. J’ai quand même dû jouer sous infiltration.
Pas assez nombreux pour faire un match à proprement parler, il a donc fallu étoffer notre effectif avec des pièces rapportées. Je ne nie pas avoir dû faire les fonds de tiroir pour constituer deux équipes. Allant jusqu’à embaucher un gamin de 10-12 ans surmotivé, Connor, alias « Le Kid » (« Hey kid, gimme the ball ! », dixit Erwan G.). Et même une fille, oui messieurs une fille, dont le short ultra-moulant a apparemment eu le don de déstabiliser les plus faibles psychologiquement. Pour faire taire les chiennes de garde qui oseraient me taxer de machisme, je précise que la fille en question se débrouillait plutôt bien. En tout cas pas plus mal que certains garçons dont je tairai le nom par esprit d’équipe. Par contre elle m’a niqué un orteil, la s… Pardon !
Bref, en tout cas ce petit match fût ma foi fort sympa. Ça fait du bien de courir après des mois d’inactivité. Certes, la qualité technique n’était pas toujours au rendez-vous, et les passes ratées, boulettes ou autres missiles alors que le but faisait 1 mètre de large n’ont pas manqué. Mais disons que ma culture technico-tactique et ma vision du jeu ont suffi à rééquilibrer les carences des uns et des autres. Enfin je ne veux pas me vanter, je déteste ça. Au final, ça a dû faire un bon 9-8, ou quelque chose dans le genre. Pour l’anecdote, j’ai bien évidemment marqué le « golden goal » : interception dans ma propre surface, remontée de balle pleine de classe, passage en revue de 4 ou 5 adversaires, petit pont sur le dernier défenseur et but en talonnade. Mais comme je suis altruiste, je remercie quand même mes coéquipiers au passage, même s’ils ne m’ont servi à rien. On perd en équipe, on gagne en équipe.
J’allais oublier, il est possible de visionner une partie de cette rencontre sur internet. Un spectateur a en effet immortalisé le match en vidéo amateur. Je ne résiste pas à l’envie de vous en proposer un court extrait. Et n’oubliez pas, vive le foot, et vive le sport !

http://www.koreus.com/video/penalty-poteau-face.html

mardi 29 avril 2008

Tip top (bis repetita)

Et oui, ma Dubaïenne préférée a récidivé hier. Mais cette fois elle a fait sa grosse radine. Seulement 10£ (pardon £10, héhéhé, notez que je tiens compte des remarques de mes cher(e)s lecteurs/lectrices). Quel scandale, j'ai failli pousser la gueulante. Finalement j'ai accepté mais je l'avais mauvaise.
Le meilleur, c'est que j'en ai foutu encore moins lourd que la dernière fois. Ma gentille, ma généreuse, mon adorable cliente a encore acheté je ne sais combien de boîtes de "toffee cakes" (très bons d'ailleurs je vous les conseille, je peux vous faire un prix j'suis "commercial"...). Le truc, c'est qu'elle est un peu... comment dire... enrobée, un peu forte quoi. Non, disons plutôt qu'elle souffre d'une légère surcharge pondérale. Trop de loukoums, certainement. Pour ceux qui connaissent, elle a un faux air d'Abu Amza, l'imam prédicateur borgne de Finsbury Park qui croupit actuellement en prison. A tous les coups c'est sa fille, d'ailleurs. Peut-être une tentative d'infiltration de la mouvance islamique londonienne, qui chercherait à me soudoyer bassement pour me rallier à leur cause? Je n'écarte aucune hypothèse.
Bref, comme c'est pas une grande sportive, elle avait encore besoin d'un homme fort pour lui porter ses sacs. Et ce bien que sa voiture soit garée à environ... allez... 15 secondes du magasin. De l'autre côté de la rue en fait - j'avoue que le rapport gain/temps est assez intéressant pour moi. Je me doutais bien qu'elle allait me redemander de l'aide. Mais en personne totalement désintéressée, j'avais prévu de refuser un éventuel pourboire. Malgré tout j'ai quand même une morale, et je n'aime pas spécialement voler l'argent des autres. Surtout qu'elle est vraiment sympa. Mais rien à faire, je l'ai vu farfouiller dans son sac pendant que je marchais, et elle m'a fourré le billet dans la main. J'ai clairement refusé, expliqué que non, Madame, ça me gênait, que je ne faisais pas ça pour ça, et puis que de toute façon c'était pas assez. Mais son mari (oui, j'ai oublié de dire que son mari garde la voiture pendant qu'elle fait du shopping) a violemment insisté, me posant même une kalachnikov sur la tampe pour que j'obtempère. J'ai donc obtempéré.
J'ai un peu honte, mais bon. Primo, ces princesses arabes ne savent visiblement pas quoi faire de leur fric. Secundo, mieux vaut que ça aterrisse dans ma poche que dans celle d'un autre, non? Last but not least, mon jackpot sur pattes repart demain pour Dubaï, donc adieu les pourliches! C'est con je me voyais bien lui porter son toffee plusieurs fois par semaine, quitte à mettre ma santé en danger. La série des "tips" se referme donc à jamais. Il n'y aura malheureusement pas de 3e chapitre. A moins que... à moins que ces pourboires tombés du ciel ne soient en fait qu'une habile manoeuvre de Thornton's, déséspérés de perdre leur plus illustre maître chocolatier. Je vous l'ai dit, je n'exclue rien!

lundi 28 avril 2008

Odeur de soufre


ça va "clasher" dans cet appart, j'vous le dis, ça va "clasher"!!!

vendredi 25 avril 2008

That’s rubbish

La guerre des poubelles est officiellement ouverte ! La confirmation a été apportée ce matin avec une nouvelle agression contre notre modeste appart. Un sac-poubelle éventré déposé devant la porte, accompagné d’un poulet mort cloué au mur et d’une lettre anonyme. Non le poulet et la lettre c’était pour faire plus authentique. Mais pour le sac c’est pas la première fois que ça arrive. Et je ne vais pas tarder à démasquer le coupable, croyez-moi. Dans cette sale guerre, il n'y aura pas de prisonniers.
En fait il règne un climat de suspicion généralisée dans le quartier depuis quelque temps. On se croirait un peu à Wisteria Lane ou dans un épisode de Barnaby. Malgré des relations tout à fait cordiales avec le voisinage, un ou plusieurs individus mal intentionnés ont visiblement décidé de ternir la réputation du n°76. Et d’essayer de monter le puissant syndicat du "Neighbourhood" contre nous. Certes, j’admets un certain flou artistique autour de la gestion des poubelles dans cette colloc’. Il n’est pas rare que des sacs aient stationné plus longtemps que prévu, ici ou là. Mais ces techniques d’intimidation dignes des heures les plus noires du stalinisme sont tout à fait inadmissibles.
Il y’a deux semaines, le pauvre Naifees s’est fait alpaguer par un soi-disant voisin, qui lui reprochait de laisser les poubelles traîner n’importe où. Chose absolument fausse, je précise. Apparemment le mec était super con, et surtout super agressif, genre « Ta gueule, me parle pas, ta gueule ! ». Hi hi hi, trop marrant quand tu connais Naifees, qui est franchement une crème. Et ce midi, voilà qu’une bonne femme (le genre de commère qui n’a que ça à faire de ses journées) vient frapper à la porte pour me montrer la fameuse poubelle éventrée. Je lui ai donc expliqué, très poliment mais fermement, que cette poubelle n’était pas la nôtre. Elle a fait semblant de me croire, mais j’ai bien vu qu’elle n’était pas convaincue. La vieille Maddie, un pilier du voisinage (et accessoirement notre meilleure alliée), a expliqué qu’elle aussi ça lui était déjà arrivé. Il va falloir la choyer d’ailleurs, cette bonne vieille Maddie. Mais la question est de savoir à qui profite le crime ? Peut-être un coup des éboueurs de Naples, particulièrement actifs dans les environs. Peut-être une blague du renard, qui prendrait un malin plaisir à ramener des poubelles devant chez nous à la nuit tombée. Mais pour moi, il s’agit plutôt d’un acte isolé, un voisin jaloux ou un monomaniaque. Ou peut-être un mec de Hammersmith qui cherche à raviver l’éternelle rivalité avec Fulham.
A l’heure qu’il est, la poubelle gît toujours devant la porte. Pas question de céder au chantage aussi facilement, et après tout elle ne dérange que nous. Et puis je n’ai pas l’intention de ramasser tous les jours des ordures qui ne sont pas les miennes. Mais maintenant il va falloir s’organiser dans cette putain de colloc’, de manière à être irréprochable. Et faire installer la CCTV. C’est pas gagné.

lundi 21 avril 2008

Tip top

Hey, j’ai bien choisi mon jour pour revenir au boulot ! Aujourd’hui je me suis fait un superbe « tip » : 15 livres dans la poche ! Le tout en ne faisant rien du tout, ou presque. En fait j’ai juste aidé des clientes à porter leurs sacs pendant 50 mètres. Dur, vraiment très dur ! Et comme les clientes en question sont des « Dubaïennes » (comprenez résidentes de Dubaï) pétées de fric, elles ont lâché les billets. J’ai refusé, bien entendu. Et oh, elles m’ont pris pour qui les grognasses ? Leur larbin ? Je suis un gentleman moi, totalement désintéressé. Bon OK j’ai accepté, mais uniquement pour ne pas les vexer. En fait je crois qu’elles en voulaient à mon corps, mais sachez que je suis beaucoup, beaucoup, beaucoup plus cher. Bon au final 15 £ c’est rien, mais ça fait toujours plaisir.
En tout cas je peux vous dire que ça rapporte, les puits de pétrole ! C’est fou le fric qu’ils ont, complètement indécent. Ils se trimballent avec leurs liasses de billets de 50, comme si de rien n’était. Ces deux meufs en ont quand même acheté pour 350 £ de chocolats, comme moi j’achèterais un paquet de « Dragibus » (par exemple). Je ne pense même pas qu’elles aient regardé les prix avant d’acheter. Les pauvres n’ont même pas eu droit à une ristourne. Dans ce magasin (comme dans bien d’autres j’imagine) il faut en effet réclamer sa réduc’. En gros si t’es poli tu n’obtiens rien. Bravo, jolie mentalité ! C’est bien un truc de « commercial » qui se croit intelligent, ça !
En tous cas si je commence à choper des pourboires, rien ne va plus. Et dire que j’étais à deux doigts de donner ma lettre de démission. Finalement… je reste !!! Non je déconne, normalement je vais lâcher le boulot dans quelques jours. Trop ras-le-bol, et besoin de changer. Le tout, c’est de partir au bon moment. Car comme j’ai pas encore cherché d’autre boulot, c’est un peu kamikaze au niveau fric. D’un autre côté, tant que je continue à bosser, je n’aurai pas le courage de vraiment chercher autre chose, c’est trop confortable. Bref c’est le cercle vicieux. We shall see.

jeudi 10 avril 2008

Hooligans


Et voilà ce qui arrive les soirs de Liverpool-Arsenal ! Hier soir, quart de finale retour de la ligue des champions, choc entre deux géants du football anglais. Une jolie affluence dans ma chambre, transformée pour l’occasion en mini-Anfield. Soirée très testostérone, isnt’it ? La tribune Rinaldi-Lepresle a en effet été littéralement prise d’assaut par une horde de supporters incontrôlables. Débordé, le service d’ordre a préféré laisser les hooligans investir la chambre plutôt que de provoquer des échauffourées.
Pour l’occasion les gradins étaient très largement acquis à la cause de Liverpool, surtout James et Naifees, dont le sang "Red" coule dans les veines depuis tout petits (mon c…). Liam, lui, s’en foutait complètement car il n’aime pas le foot (et le foot le lui rend bien). Erwan, en bon spécialiste du genre, a changé d’équipe en fonction de l’évolution du score : d’abord pour Arsenal, puis pour Liverpool après l’égalisation, puis re-Arsenal, avant de se faire tatouer le blason de Liverpool sur les fesses et d’entonner des chants à la gloire de Steven Gerrard. Absent de marque, Tancredi aurait sans aucun doute supporté l’équipe d’Italie, même si elle ne jouait pas hier. Quant à moi, je n’en suis pas encore arrivé à soutenir une équipe rosbif, faut pas déconner. Disons plutôt que j’apportais mon œil d’expert et d’ancien joueur de haut-niveau.
Bon en fait pour Erwan et moi, c’était surtout une bonne excuse pour commenter le match en anglais, à base de "What a lovely cross by Van Persie", de "Oh my god that’s a poor clearance", ou encore "This is Fernando Torres… that’s a nice shot… and that’s a goal, ooooooh brilliant!!! Once again, Liverpool are back in the race !". Et bien entendu de balancer de magnifiques "Yeeeeeeeaaaaaaaaahhhhhhhhh" très rauques et totalement injustifiés. Des bons relous, quoi !
Pour la petite histoire, Liverpool a donc battu Arsenal 4-2 au terme d’un match « foufou ». Mais ça vous le saviez déjà, ou alors vous vous en foutez, ce que je respecte. En revanche ce que vous ne saviez pas, c’est qu’il y’avait plus d’Anglais dans ma pauvre chambre que sur le terrain. Statistiquement, c’est assez rare. What a shame ! Après la rencontre, les forces de l’ordre ont procédé à quatre interpellations. Mais les fauteurs de trouble ont été relâchés très vite, faute de preuve. Ils risquent toutefois une interdiction de chambre allant jusqu’à la saison prochaine. Une fois de plus, le football n’en sort pas grandi !



Légende (de gauche à droite) : Naifees, Erwan (poing levé), Liam (le voyou avec son gros tatouage qui squatte mon lit) et James. Et bien sûr, dans le fauteuil du boss, votre maître à tous

mercredi 9 avril 2008

"Les goûts et les couleurs" de la semaine

Trop bien!
Le gros bordel autour de la flamme olympique. C'était marrant de voir les petits hommes bleus se jeter dans tous les sens et taper dans le tas, non?

Trop pas bien!
Le métro de Londres, mais ça je pourrais le mettre toutes les semaines. Même les conducteurs commencent à être à court d'excuses. Enfin je l'aime bien quand même!

mardi 8 avril 2008

Débat sur le pouce

Le « lever de pouce » est un moyen de communication archi-pratique et universel. Très en vogue en Angleterre, d’ailleurs, car il permet d’exprimer un sentiment basique avec un gain de temps et de paroles considérables. Pourtant, à trop forte dose, ce geste innocent peut très vite finir par taper sur le système.
Prenez George, le « watchdog » de l’appart, qui en est un utilisateur extrêmement friand. Pour tout dire, cet homme s’exprime en grande majorité avec son pouce. C’est son petit truc à lui, son « gimmick ». Pas une rencontre, pas un bonjour sans un pouce levé, accompagné la plupart du temps du traditionnel "Hi my friend !". Je dois dire qu’il le maîtrise parfaitement, avec une aisance technique vraiment étonnante. Car George ne se contente pas de lever le pouce négligemment, avec nonchalance. George cherche ton regard, amorce un très léger retrait du coude (quasiment imperceptible pour l’œil humain), dégaine le pouce droit puis déclenche un grand sourire. Tout ça se passe très vite, en quelques fractions de secondes. Mais en grand professionnel, il arrive à ajouter une touche de fluidité qui offre un résultat unique.
Plutôt sympa après tout, on a tous nos petites manies. Le problème, c’est quand le lever de pouce devient compulsif et atteint des proportions ahurissantes, pour dépasser largement le cadre réglementaire du « Hello/Goodbye ». En fait, pour résumer, il est tout bonnement IMPOSSIBLE de croiser Georgio sans essuyer un lever de pouce de plein fouet. Et ce quelles que soient les circonstances, et peu importe le nombre de pouces que vous avez déjà récoltés dans la journée. Que tu sois en train de regarder la télé, de te cuire un œuf, de faire un scrabble, la vaisselle (oui je sais, c’est pas crédible) ou de ne rien faire du tout (là c’est déjà plus crédible), t’y as droit. Bref, c’est un peu le pouce géant dans la pub de la Société Générale.
Ce gars est capable de t’enchaîner 15 levers consécutifs en quelques secondes, sans le moindre effort apparent. Au fil du temps, il a dû développer un renforcement musculaire entre le pouce et l'index (comme détaillé sur le croquis ci-dessous) qui lui offre à la fois aisance et régularité dans l'effort. En tout cas c’est super dur à esquiver, croyez-moi. L’autre jour j’ai pourtant essayé, en vain. Je sortais boire un café dehors, tranquille, serein, mais le coupable était déjà-là à fumer une clope. Blam !!!A peine le temps de réaliser, que George avait déjà enclenché la mécanique. Lorsque j’ai levé les yeux, il était déjà trop tard, son pouce était fièrement brandi. D’autres fois encore, j’ai tenté d’anticiper et de tourner la tête avant de le croiser. Mais rien à faire. Tu le sens arriver, mais tu ne peux pas l’éviter. Trop grande vitesse d’exécution. Et même si tu fais semblant de ne pas avoir vu, il va te le refaire pour être sûr.
Toujours est-il que maintenant, un débat s’installe progressivement dans l’appart’. Le lever de pouce de George est déjà devenu mythique, et tout le monde est légèrement fébrile dès qu’il arrive dans une pièce. Pas évident de ne pas se marrer. Donc la question est la suivante : quelqu’un doit-il se dévouer et expliquer à ce pauvre George, très sympa par ailleurs, qu’il agace un peu tout le monde avec son geste fétiche (peut-être que c’est une tradition albanaise)?
Vous me direz que c’est un peu salaud, et vraiment pas tolérant, mais prenez vous quelques rafales et vous comprendrez. Je vais utiliser une image pour être plus clair. Ca vous dit quelque chose, Thierry Henry qui applaudit son coéquipier alors qu’il vient de recevoir une passe complètement foireuse ? Bah pareil ! C’est pas méchant, mais t’as quand même envie de le claquer. Ca ne s’explique pas. En tout cas il faut réagir. Allez c’est décidé, je décrète un moratoire !

mercredi 2 avril 2008

Kinéthon

Aujourd’hui, une petite pensée solidaire pour Mathieu (mon petit frère), qui entame son marathon des concours de kiné. En tout cas en Angleterre, tu es donné assez largement favori par les bookmakers. T’es coté à 3/2 chez William Hill et à 15/13 chez Paddy Power. En gros, c’est l’équivalent d’une victoire de Manchester sur Derby County, je pense. Inutile de préciser que j’ai misé une très, très jolie somme. Donc ne me déçois pas !!! Enfin je veux pas te mettre la pression, non plus ! Come on, boy ! Come on ! Allez good luck, fingers crossed !

mardi 1 avril 2008

Réveil en doucheur ?



CECI N’EST PAS UN POISSON D’AVRIL !!!


Euh les gens, faut arrêter maintenant. Je pense que sévit en ce moment à Londres un concours de grand n’importe quoi. Ce matin, j’ai été tiré des bras de cette bonne vieille Morphée de façon inattendue. Vers 7h, j’entends quelqu’un frapper à la porte de ma chambre. Trop feignasse, je fais la sourde oreille en espérant que ça passe. Mais pas de bol, re-« toc toc » (peut-être même « toc toc toc », j’ai un doute). Apparemment la technique du « j’entends rien » ne marchera pas cette fois. Donc je regroupe toutes mes forces, m’extirpe du lit avec difficulté, en me demandant bien quel est le couillon qui ose me réveiller de si bon matin. J’ouvre la porte complètement dans le "coltar". Et là sur qui je tombe ? Sur un parfait inconnu, tout gêné.
« Bonjour, désolé de vous réveiller, est-ce que je peux prendre une douche ? ». Lisant certainement l’étonnement dans mon regard, il me montre deux petites cartes en guise de sésame: une de l’agence de mon proprio, et une autre que je n’ai même pas regardée. C’était sûrement un coupon-réponse « Bon pour une douche gratuite », ou quelque chose comme ça. « Je viens de la part d’Alex (ndlr : l’homme à tout faire), il m’a dit blablabla… ». N’ayant vraiment, mais vraiment pas le courage d’argumenter, et trop pressé de me rejeter dans mon lit sans trop me réveiller, j’abdique : « Vous connaissez Alex ? Bon bah Ok, prenez votre douche ».
Mais maintenant que je commence à émerger, je réalise que c’est quand même fort (de café). Comme l’a si bien dit Tancredi, Dante du 21e siècle, entre deux ronflements : « Il veut pas que j’lui lèche le c…, non plus ? ». En tout cas le « doucheur fou » a bien pris son temps dans la salle de bains, dépassant même les 15 minutes réservées uniquement aux plus anciens. Il attendait peut-être que je lui fasse un café et des toasts au Nutella, aussi. Je me demande comment il est rentré dans l’appart, au fait. George, notre chien de garde d’habitude si efficace, a été un peu léger sur ce coup là. Il va peut-être falloir que je songe à le remplacer d’ailleurs. Oh le salaud si ça se trouve il a chourré mon shampooing ! Non c’est bon, il est toujours là. Ouf ! En tout cas je ne trouve pas d’explication rationnelle à cette histoire. Je suis sûr que ce type a traversé tout Londres juste pour prendre sa douche. Si quelqu’un a une idée, merci de me la faire partager.
Je sais que notre baignoire est très réputée, surtout depuis le rideau-dauphins, mais quand même. Ou peut-être que "Somerfield" ou "Tesco" ont fait une promo « Buy one pack of Carlsberg, Get one shower for free », mais j’étais pas au courant. Ils auraient pu nous demander. Ah non, j’ai capté. Le mystérieux inconnu voulait sûrement voir « Cheveux sur monochrome », l’œuvre d’Erwan G., sans avoir à payer. Quel tordu. Pas de bol, j’avais bien précisé que c’était un jour sur deux. Et quelle naïveté de penser que l’artiste aurait déjà pris sa douche avant midi. Bon bah sur ce je vais quand même appeler Alex pour savoir s’il a l’intention d’envoyer d’autres potes faire leurs ablutions ici. Ou de transformer l’appart en bains publics. On ne sait jamais. Affaire à suivre.
CECI N’EST PAS UN POISSON D’AVRIL !!!

"Ci-gît le blog"

Le blog est mort, vive le blog! Et oui j'en ai déjà ras-le-bol, donc j'ai décidé d'arrêter ce blog. Paix à son âme. POISSON D'AVRIL!!! Mwarf mwarf mwarf, qu'est ce que je me marre! Dommage hein ???