
Aujourd'hui c'était le "Super Sunday". Enfin l'un des nombreux "Super Sunday". En gros, la dernière journée de Premier League, dont les enjeux étaient sacrément nombreux. Notamment pour l'attribution du titre de champion. Petit rappel de la situation pour les étourdis.
Avant cette journée décisive, Chelsea et Manchester United comptent le même nombre de points. Mais Manchester possède un meilleur goal-average. Pour faire simple, si les deux équipes gagnent, c'est Man U qui sera champion. Quel suspense... Really thrilling!
Une partie de l'histoire se joue ici, à "Stamford Bridge", le stade de Chelsea qui se trouve à 5 minutes de chez moi. Chelsea reçoit Bolton, alors que Manchester se rend à Wigan. Histoire de pimenter le tout, "Sir" Alex ferguson, bien connu pour son fair-play, n'a pas pu s'empêcher de se plaindre. "Ouais, c'est dégueulasse, les joueurs de Bolton ont passé la semaine à se prendre des cuites, alors que Wigan veut absolument nous taper...". Je résume un peu, mais l'idée est là.
En tant que voisin, je me devais de suivre ce match. Et un match important, ça se regarde où? Au pub, bien sûr! Là où tout se passe. En immersion totale.
.
.
.
.

Je me rends donc dans un pub around the corner, à deux pas du stade. Tiens, tiens... des gars qui refont la saison à l'entrée du pub, qui dissertent sur la composition d'équipe une bière à la main, arborant fièrement le maillot de Chelsea... ça sent le match de foot à plein nez, ou alors je ne m'y connais plus.
Effectivemment, y'a plus de doute. A l'intérieur c'est chaud comme une barraque à frites. Pub archi-bondé, pas facile de se frayer un chemin. L'ambiance est assez hot, je pense que vous l'imaginez facilement. La bière coule à flot, ça gueule à gorge déployée, les t-shirts déchirés sont de plus en plus nombreux. Chaque action est ponctuée du traditionnel "Oooooooouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh" à l'anglaise.
Et bien sûr, ça chante comme un seul homme. Chaque joueur a droit à son petit hymne personnel, sur des mélodies plus ou moins variées. Je suis sûr que ces couillons ont même un chant en l'honneur du 3e gardien. Adebayor, qui joue pour l'ennemi intime d'Arsenal, a droit à son petit couplet: "A-DE-BA-YOR, A-DE-BA-YOR... ADEBAYOR IS A COCK SUCKER". Oui en général c'est assez classe, mais plutôt pertinent.

YEEEEEEEEEEEAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHH !!!!!!!!! But pour Chelsea, supporters en délire. Deux minutes de hurlement et de pintes renversées. On se prend à croire au titre. Un employé du pub a le malheur de changer de chaîne accidentellement, et se fait immédiatement huer par des dizaines de "hooligans" surchauffés.
Mauvaise nouvelle, Manchester mène 2-0 à Wigan. C'est cuit. Pas assez, cependant, pour calmer ce petit monde.

C'est terminé! Chelsea s'est pris un but en fin de match alors que Man Utd a gagné, les "Red Devils" conservent leur titre. Le peuple "Blue" quitte Stamford Bridge fier de son équipe, et investit Fulham Road, paralysée comme tous les jours de match.
Ces supporters ont l’air malheureux, mais rassurez-vous, ça ne dure jamais longtemps. En Angleterre, on se console très vite. S’ils avaient gagné le titre, les "Blues" seraient allés dans un pub fêter dignement leur triomphe en famille, et boire beaucoup de Carlsberg. Comme ils l’ont perdu, ils vont aller dans un pub fêter dignement leur échec en famille, et boire beaucoup, beaucoup de Carlsberg. C’est ça, la beauté du sport.

La brigade légère. "Attention les mecs, faisez pas les cons ou on charge !"
.
.

Tels des charognards, les journalistes se jettent sur leurs proies.
- "Alors pas trop écoeurés?".
- "Si bien sûr on est un peu tristes, mais vous savez j'en ai vu d'autres, héhéhé. Je suis surtout déçu pour le gamin, il aurait tellement voulu être champion. Surtout que c'était son anniversaire aujourd'hui. Mais comme on dit, c'est le football".
Je vais vous dire, et bah moi je suis bien content que Chelsea ne soit pas champion. Pas parce que je soutiens Manchester, bien au contraire. Pas contre les supporters de Chelsea, ennemis mais néanmoins voisins. Mais parce que ça m'aurait gavé de voir triompher un club financé à coups de milliards par la mafia russe et son parrain Abramovitch. Vous me direz, les autres c'est pareil. C'est pas faux, mais tant pis.
De toute façon, moi je soutiens le FFC, Fulham Football Club. Un club familial, avec de vraies valeurs. Je suis né à Craven Cottage, j'ai grandi à Fulham, je respire et je mange Fulham. Depuis tout petit, mon coeur bat au rythme des coup-francs de Jimmy Bullard et des buts de McBride. Miracle: Fulham arrache son maintien en Premier League à la différence de buts (et en achetant le match). Tout est bien qui finit bien. Come on Cottagers!
4 commentaires:
Oh le Traître!! Et je pèse mes mots!! Ce type pond un pavé indigeste sur l'Ennemi et ne consacre que 7 pauvres lignes au au club de nos parents que dis-je de nos ancêtres... Shame on you!! Si le vieux Sam lis ça... Enfin bon un jour prochain je te pardonnerai peut-être... Rooooooooooooooy I love U!! Holly day!!
Erwan
"Jim Bullard Bullard
He's better than Steve Gerrard
He's better than Frank Lampard
Jim Bullard Bullard"
je t'ai pas entendu chanter à la gloire du Bull aujourd'hui!! Abjure le fric des Blues et reviens vers ta famille!! Cottager we are!!
Ne me traîte jamais, mais alors jamais de traître. Je n’accepterai pas que l’on me traîne dans la boue en remettant en cause mon attachement à Fulham. Encore moins de la part d’un homme qui a juré fidélité à Sir Alex.
Certes, je me rappelle parfaitement ta présence à Craven Cottage pour les matches de gala contre Liverpool, Arsenal ou Manchester Utd, à siroter un scotch on the rock en tribune présidentielle avec Momo Al Fayed. En revanche, je ne me souviens pas t’avoir vu contre Reading, Wigan ou encore Derby County. Sans doute une erreur de ma part.
Par ailleurs, qui verse chaque semaine plus d’un tiers de son maigre salaire pour pouvoir entamer les travaux de rénovation du Riverside Stand ? Qui était là, au chevet de Roy Hodgson, quand le pauvre entrait dans une dépression nerveuse suite aux 27 défaites consécutives de notre équipe ? Enfin qui a insisté auprès du staff technique pour redonner sa chance à Jimmy Bullard, alors que ceux-ci voulaient le transférer à Preston, en 4e division ?
La couverture du match de Chelsea hier s’inscrivait dans une visée journalistique, donc neutre et objective (hum hum, pardon je m’étouffe). Sache que les 7 lignes en question que tu stigmatises si bien vont peut-être me coûter mon poste sur ce blog, détenu à 33% par de riches investisseurs russes. Si je n’ai pas pu me rendre à Portsmouth pour le dernier match, c’est uniquement pour des problèmes d’emploi du temps. Et j’ai envoyé un message d’encouragement à Danny Murphy avant le match. Si mon corps était à Londres, mon cœur était lui dans le bus des supporters. J’espère pouvoir en dire autant de tout le monde.
Pendant ce temps à Rangoun...
Enregistrer un commentaire