samedi 28 juin 2008

Balle dans le pied

Gros coup dur : Tancredi a déclaré forfait pour la course de demain. Ce couillon s'est niqué le pied la semaine dernière en jouant au foot. C'est vrai qu'il a tous les orteils violets, je ne sais pas comment il a fait son coup mails il s'est pas raté. Depuis cette terrible blessure, un doute planait sur sa participation. Il faisait régulièrement des tests physiques pour connaître l'évolution du mal. Mais hier le staff médical a dû se rendre à l'évidence et Tancredi a jeté l'éponge, perdant sa course contre-la-montre.
Bon en fait vous vous doutez bien que ce n'est pas un hasard. La ficelle est un peu grosse. Vous savez pendant la guerre j'en ai connu, des gars qui se tiraient une balle dans le pied pour ne pas aller au front. Et ben là c'est pareil, je le suspecte de s'être auto-mutilé pour être déclaré inapte. Il a dû se foutre un coup de marteau sur le pied ou shooter dans un mur. Certainement la peur d'être ridicule à côté de moi, ce que je peux parfaitement comprendre. Au fil des jours il voyait que je commençais à m'affuter, à retrouver mes jambes de gazelle et il a pris un sacré coup au moral. Ces ritals ne volent pas leur réputation.
En tout cas c'est bien je n'ai même pas à chercher d'excuse. J'ai gagné la bataille psychologique et il s'est couché le premier. Par solidarité je ne vais pas faire la course non plus, c'est le minimum que je puisse faire. Dommage car je ne le sentais pas trop mal. Mais ce n'est que partie remise car j'ai toujours le prochain marathon de Londres en ligne de mire. Mais cette fois je m'inscrirai tout seul, sans Italien douillet qui me claquerait entre les pattes au dernier moment. Le haut-niveau ne connaît pas les faibles.

lundi 23 juin 2008

Freaks

Londres regorge de surprises. On y fait souvent des rencontres étonnantes. Mais aujourd'hui je dois dire que j'ai été particulièrement gâté. J'ai croisé plein de gens connus ou de super-héros au bord de la Tamise. Tellement que je me demande quand même si certains n'étaient pas des imposteurs. En tous cas si c'était une blague c'est pas drôle. Mais après tout pourquoi pas, j'ai peut-être juste eu de la chance ? Par contre y'a un truc que j'ai pas compris: ils demandaient tous du fric. Comme quoi de nos jours, même les stars ont parfois du mal à joindre les deux bouts.




J'ai donc tout d'abord rencontré le "Bouffon vert" (à ne pas confondre avec le "Géant Vert"), ennemi juré de "Spiderman". Ce couillon a d'ailleurs failli m'écraser, démarrant comme un malade après qu'une petite fille lui ait filé une pièce. Chauffard va!





Un peu plus loin je suis tombé sur Jack Sparrow, qui parlait tout seul. Je lui ai demandé où était Keira Knightley, et comme je devenais insistant, il a voulu me faire croire qu'il n'était pas le vrai capitaine Sparrow. En gros, il était encore bourré. C'est triste...




Alors lui je ne sais plus qui c'est, mais sa tête me dit quelque chose (hahaha). En tous cas il n'avait pas l'air content. Il n'arrêtait pas de râler en lisant son journal, notamment contre le nouveau maire Boris Johnson. Apparemment, il demande déjà sa tête.

.

.

Neil Young après sa tentative de suicide dans un pot de peinture. A moins que sa mère n'ait été sauvagement violée par le Grand Schtroumpf, comme ça arrive parfois. Il a eu beau jouer "Harvest" toute la journée, sa moisson de livres sterling a été un peu décevante. Mais il prépare déjà son come-back.






Tiens j'ai aussi retrouvé Basile Boli, déguisé en otarie. Au passage il est plutôt plus adroit le ballon dans la bouche que dans les pieds. Très belle reconversion. Ce gars arrivait à rattraper un ballon avec ce simple bâton. Pas mal. Mais ça ne vaudra jamais son but en finale contre le Milan AC.

.



Last but not least, en repartant j'ai croisé un Ecossais perdu sur Westminster Bridge. Il soufflait dans son bagpipe à s'en péter les cordes vocales, surtout pendant le "Flower of Scotland". Je lui ai proposé de partager son butin avec moi, mais il n'a pas voulu. C'est bien un Ecossais, tiens! Quant au port du kilt j'ai vérifié: la légende disait vrai.


Précision importante: qu'on ne me parle pas de droit d'image, j'ai donné un peu de ferraille -pas beaucoup certes, mais c'est l'intention qui compte hein?- à chacun d'entre eux. D'abord pour leur contribution bien involontaire à ce blog. Ensuite parce qu'ils sont vraiment bons, et qu'ils se donnent sacrément du mal pour une poignée de dollars. J'ai donc fait ma BA. Si je ne vais pas au Paradis avec ça...

jeudi 19 juin 2008

No pasaran !!!

.
Petite soirée hispanique, le week-end dernier. Une copine fêtait son départ du boulot (de "Zara", rien à voir avec moi) dans un bar salsa de Farringdon. "El Cubanito" je pense, ou peut-être le "Havana Libre", j’ai une chance sur deux. Cadre très sympa, ambiance latina. L’occasion était trop belle de faire d’une pierre deux coups. A savoir essayer de lever définitivement le voile sur la mort du « Che », disparu dans des circonstances assez obscures.
Je ne vous l’avais peut-être pas dit, mais je suis un fan inconditionnel du Che Guevara. Un grand homme, un seigneur. Et quelle gueule ! Je prépare d’ailleurs une biographie sur lui, la toute première, je crois. Attendez… euh… merde le con, j’ai un doute d’un coup… Attendez, le « Che » c’était bien cette rock star qu’on a retrouvé morte dans son hôtel, victime d’une overdose et étouffé dans son vomi ? Ah oui c’est bien ça ! Putain le vieux doute !
Bref, moi je ne crois pas à cette version. Le Che ne prenait pas de drogue, je suis formel ! Le Che était clean. Oh bien sûr un petit joint par-ci par-là, de l’herbe cultivée avec amour dans son petit jardin de La Havane, je ne dis pas. Mais c’est tout. Non pour moi c’est clair, la mort d’Ernesto est un horrible coup monté par ces salauds de frères Castro. Une histoire de meuf, à tous les coups. Mais quel meilleur moyen de savoir que de demander directement à la source ? En l’occurrence le patron de ce bar, que je soupçonnais d’être cubain. Je suis donc allé droit au but. "Hola umbre, la prochaine fois que tu vois Fidel, demande-lui si c’est bien lui qu’a déssoudé Ernestino ?". Après tout, Fidel, il va plus faire de vieux os. Il passe toutes ses journées à mater la télé en jogging, alors il peut bien cracher le morceau.
Mais vous savez quoi, ce couillon de patron, que j’appellerai Diego, a eu l’air étonné. Le comble ! Il m’a juré ses grands dieux qu’il ne connaissait pas personnellement Fidel. Mon cul ! Attendez, y’a combien d’habitants à Cuba ? 200 ? 300 ? N’allez pas me faire croire que personne n’organise un petit "méchoui" de temps en temps. Pas à moi ! Pour noyer le poisson, Diego m’a offert une "Pina Colada", puis sept "mojitos", puis trois "Buenas noches", puis deux "Latin lover" (ce flatteur m’a juré qu’il avait nommé ce cocktail en pensant à moi), puis je ne sais plus trop quoi. Mais on ne m’achète pas moi, je suis un esprit libre. Et je ne vais pas oublier les problèmes de droits de l’homme à Cuba sous prétexte de quelques verres d’alcool. Umbre !!!
Las de ces breuvages à teneur éthylique, je suis descendu dans la salle d’en-bas esquisser quelques pas de salsa. Cette chère "salsa du démon", dont je suis un fervent pratiquant. Si certains sont intéressés, je donne des leçons gratuites un samedi sur deux. Très entraînante, cette petite musique. Par contre, je ne sais pas pourquoi, la salle s’est très vite remplie de personnes originaires de Colombie. Des Colombiens, je crois. D’un coup, je me suis retrouvé en plein cartel de Medellin. Jamais je n’avais vu autant de Colombiens en même temps. Une expérience vraiment enrichissante ! Y’avait pas mal de mecs connus, au fait, dans ce bar. Manu Chao, qui a poussé la chansonnette feat Hugo Chavez. Le sous-commandant Marcos, complètement rôti, qui a fait une apparition en guest (j’ai reconnu son passe-montagne). Maradonna à poil sur la table. Et le Buena Vista Social Club au grand complet, enfin sans Compay Secundo et Ibrahim Ferrer qui s’étaient fait excuser. Avec ces conneries, j’avoue avoir perdu le fil de mon enquête.
En partant, j’en ai quand même profité pour glisser à Diego que je n’aimais pas beaucoup les méthodes de Raul Castro, leur nouveau président. Il était pas fier ! Guère satisfait des réponses obtenues au cours de mes investigations, il n’est pas impossible que je retourne dans ce bar. Mais cette fois je les aurai mes réponses. Je les aurai. L’honneur sali d’Ernesto sera lavé. Hasta siempre, Comandante ! Viva la Revolucion ! E Viva Guevara !
.
PS: je joindrai des photos de moi en pleine action quand je les aurai reçues

mercredi 18 juin 2008

Un mariage et trois enterrements

.
Sacré Raymond, roi de la pirouette. La nouvelle a fait le tour du monde: quelques minutes après la glorieuse élimination de l'équipe de France, épilogue d'une série de trois matches plus rigolos les uns que les autres, Domenech a solennelement demandé en mariage sa compagne, la journaliste Estelle Denis. Quel romantique celui-là. Selon un proche mis dans la confidence, il hésitait depuis longtemps entre deux occasions opportunes: juste après le décès des parents de sa douce, ou hier soir. En tout cas quelle classe, quel fin psychologue: ce savant cocktail match de foot-télé poubelle réunit tous les ingrédients propices à une union pleine de bonheur et de réussite.
Il faut dire que Domenech met un point d'honneur à faire des surprises à chaque conférence de presse, c'est un accord tacite avec les journalistes. Mais là j'avoue qu'il a bluffé tout le monde, respect! Faire sa demande le jour de son enterrement médiatique, alors que la grande et belle famille du football est en deuil, c'est quand même osé et rien que pour ça j'ai envie de lui dire bravo! Mais est-ce vraiment surprenant de la part d'un homme qui compose son équipe en fonction de l'horoscope et fait ses choix en lisant dans le marc de café ? Comment interpréter autrement la titularisation de Govou deux fois de suite, si ce n'est pour des raisons strictement astrales ?
Raymond est de toute façon le prince du contre-pied. Je ne peux pas lui reprocher de traiter les Italiens de tricheurs et de les accuser d'acheter les matches, car c'est une vérité établie. Il faut juste tourner les choses différemment: "Tiens je me rappelle avoir vu Berlusconi aller dans le vestiaire des arbitres avec une valise pleine de billets et accompagné de trois prostituées slovènes. Mais je ne pense pas qu'il y'ait tentative de corruption, ne me faîtes pas dire ce que je n'ai pas dit".
Le grand défaut de Domenech, c'est qu'il est rancunier. Il a en effet viré Pires et Giuly pour le seul motif qu'ils s'étaient eux-aussi tapé Estelle Denis, la bride-to-be. Ecoute Raymond je sais que le moment est mal choisi, mais il faut que je te le dise car ça me pèse. Comment t'expliquer... Tu te rappelles une fois à Clairefontaine, Estelle était venue interviewer toute l'équipe... mais si même que Vieira t'avait dit que quelqu'un te cherchait derrière le château et que t'avais jamais trouvé... Tu vois pas ? Bon pour faire simple, disons qu'en respectant ton critère à la lettre, tu n'aurais jamais pu composer une liste de 23 joueurs. En suivant le raisonnement jusqu'au bout, seul Ribéry était sélectionnable. Mais il est comme ça Raymond, un mec entier, imprévisible, un artiste quoi!
Allez bande de petits naïfs, je vais vous donner la vraie raison de ce coup de théâtre: c'était tout simplement une commande de M6. Un bien vilain coup de marketing sensé confirmer l'irrésistible ascension de "la petite chaîne qui pue". Seulement la demande en mariage ne devait avoir lieu qu'en cas de qualification de l'Equipe de France, histoire d'émouvoir la ménagère de moins de 50 ans et de la rendre accro à 100% Foot. Mais Raymond, qui avait consulté les astres quelques minutes auparavant, a cru y détecter un signe et a complètement oublié ce point du contrat. Aux dernières nouvelles Estelle Denis aurait refusé la demande. En entendant la nouvelle en direct sur le plateau de M6, elle aurait été prise de violents spasmes et aurait vomi à plusieurs reprises sur Pierre Ménès, scotché à son fauteuil. Un peu plus tard elle aurait confié à l'AFP: "Ah bah putain je risque pas d'me marier avec un vieux con, en plus c'est un gros loser. J'préfère encore me farcir Jacques Santini y cause moins". Pauvre Raymond, y'a des jours comme ça...
.
Cette vidéo digne de Groland est un pur moment de science-fiction, et se passe de tout commentaire. Mention spéciale au tandem Thierry Roland-Franck Leboeuf, dont le numéro de duettistes est parfaitement rôdé. Au passage désolé de vous envoyer sur Dailymotion, ça n'est pas de gaîté de coeur.


mardi 17 juin 2008

"You forgot your dog!"

Aujourd'hui Erwan a fait sa BA : il a sauvé le chien du vieux Sam, notre voisin et figure emblématique de Fulham. Croyant rendre service, il a soudain décidé de ramener Pépette à son propriétaire, qui profite de chaque balade pour essayer d'abandonner son pauvre sac à puces. Remarquez d'ailleurs la tête incrédule du vieux Sam quand il ouvre la porte. Qu'on se le dise: Erwan vivant, ce bon vieux toutou ne finira pas à la SPA.
.
PS: Désolé pour la qualité du son, mais mon "perchman" était complètement dépassé (avec un casque c'est beaucoup mieux)! Dommage car les dialogues sont extrêment enrichissants.

Revenant sur son coup de folie, et fort du sentiment du devoir accompli, notre héros confiera un peu plus tard avec modestie: "J'ai juste fait mon boulot. Et puis si je ne le fais pas, qui le fera ?". Avant d'ajouter, avec un petit regard plein de sous-entendus: "Il faut pas laisser traîner les petits chiens dans les rues, on ne sait jamais ce qui peut arriver". Pépette revient décidément de loin...

dimanche 15 juin 2008

Running man

Attention ça ne rigole plus! J'avais vaguement évoqué par-ci par-là ma reprise de contact avec le sport de haut niveau, à travers quelques légers footings champêtres. Et bien je franchis une nouvelle étape: le retour à la compétition! Avec Tancredi, on s'est inscrit à un mini-marathon qui se déroule le 29 juin prochain: 10 km à galoper dans les rues de Londres, départ de Crystal Palace. "Putaing" c'est pas gagné. Mais bon voilà une bien belle occasion de se bouger un peu, surtout que c'est pour une bonne cause, puisque les fonds récoltés seront reversés à la British Heart Foundation. Comme je suis un homme de coeur, c'est avec joie que j'ai répondu favorablement à l'appel des organisateurs, à la recherche de têtes d'affiche. Je veux dire: est-ce que ce n'est pas aussi notre devoir à nous, sportifs de haut niveau, de consacrer un peu de notre temps à des actions caritatives ? Si je peux rendre des milliers de gosses heureux rien que par ma présence, pourquoi les en priver ?
Bon en tout cas ça risque d'être un peu chaud. Je préviens tout de suite: si des Kényans prennent part à la course, je porte réclamation sur le champ et me retire de la compétition. Mon objectif avoué est tout à fait humble: finir les 10 km, ce qui me paraît déjà ambitieux mais jouable. En cas de grosse contre-performance, j'emporterai de toute façon un costume de schtroumpf dans mon sac à dos et ferai semblant de participer à la course en dilettante. Mais mon but inavouable, c'est évidemment de torcher Tanchi, en toute amitié je précise. L'Italien est relativement sportif, et va quasiment tous les jours à son centre de fitness pour homosexuels refoulés. Mais comme monsieur travaille plutôt l'apparence et privilégie la gonflette, normalement sur du fond je dois pouvoir le niquer.
Quoi qu'il en soit, il va falloir que je m'entraîne un peu sérieusement si je veux faire bonne figure. On est déjà à J-14, ça fait court. En théorie il faudrait que j'aille gambader au moins 7 fois pour retrouver un peu de souffle. En pratique, je pense donc y'aller entre une et deux fois. C'est pas grave au pire je ferai parler mon expérience. Mon palmarès parle largement pour moi: médaille d'argent au Cross du Collège Le Ferronay 1994. Et encore je m'étais fait doubler quasiment sur la ligne d'arrivée à cause d'un vent défavorable. Mon adversaire s'était mis dans ma roue pendant toute la course, et avait profité d'une fringale pour me coiffer au poteau. Ainsi va la glorieuse incertitude du sport. J'arrête d'en parler ça me fait encore mal au coeur.
Bon allez je vous aime bien mais j'ai du pain sur la planche. Je vais aller enchaîner quelques dizaines de bornes pour voir où j'en suis. Et puis si le jour-J, je ne le sens pas, j'ai de toute façon quelques excuses béton sous le coude: l'une de mes chaussures vient de rendre l'âme, victime d'un décollement de semelle. Si ça ne suffit pas, je peux parfaitement être en délicatesse avec une cheville le matin même, et être déclaré inapte. En dernier recours, j'arguerai que mon "Oyster card" n'est valable qu'en zone 1-2, alors que Crystal Palace se situe au moins en zone 3. Tous les coups sont permis.

vendredi 13 juin 2008

Forza Italia !!!

L' image populaire de l'Italien exhubérant et chauvin n'est pas un mythe. En voilà une énième preuve. Le contexte: Italie-Roumanie cet après-midi. Le film commence quelques centièmes de secondes après que l'arbitre ait refusé un but aux Macaronis... enfin je veux dire à la Squadra Azzura (but parfaitement valable, mais ça je ne l'avouerai jamais devant Tanchi). Certaines images sont relativement violentes. Attention ça va très vite !

Afin de ne pas ternir l'image de ce blog, j'ai choisi de ne pas traduire les propos tenus par ce tifoso fougueux. Mais il vous suffit de retirer les "o" et les "i" pour obtenir la version française. Ce court extrait n'est qu'une illustration très, très soft mais assez fidèle de l'ensemble du match. Pourtant lui-même adepte de l'exagération et des hurlements, même Erwan préfère s'eclipser. Les statisticiens ont ainsi relevé l'usage à 327 reprises du terme "zingaro" (gitan) à l'encontre des Roumains. L'arbitre a quant à lui été gratifié de "figlio di puta" 707 fois et de "stronzo" à 93 reprises. La fin du film a par ailleurs été censurée, certaines paroles portant visiblement atteinte à la moralité et à l'honneur des génitrices des joueurs roumains. Dans la confusion, il semblerait que le caméraman ait lui-aussi récolté un nom d'oiseau au passage. Hors caméra il a donc été obligé de corriger notre impétueux qui, sous le coup de l'émotion, ne savait plus ce qu'il disait. Forza Italia!

PS: Zingari et Ritaliens se sont quitté sur un nul 1-1 qui place ces derniers dans une position délicate

Queen's

.
On en apprend tous les jours. Le Queen's, fameux tournoi de préparation à Wimbledon, se déroule juste derrière chez moi, à deux pâtés de maison. Il me semblait bien qu'il se passait quelque chose dans le quartier depuis un moment. La semaine dernière je me suis plusieurs fois demandé pourquoi ils installaient des tribunes dans l'énorme complexe sportif de Sa Majesté. Ce même complexe sportif qui m'oblige à faire un bon petit détour pour rentrer chez moi, alors que je gagnerais facile 5 minutes en le traversant. En même temps c'était pas si évident à trouver: au royaume de la bière, le nom originel du tournoi (Queen's) ne figure nulle part, remplacé par de grands panneaux "Artois Championship" ou quelque chose dans le genre. Tout se perd mes amis.
Il a quand même fallu que j'allume la télé pour percuter. C'est limite si je ne me voyais pas filmé en train de regarder le match. Bon en tout cas maintenant je comprends pourquoi Federer n'arrête pas de me harceler sur mon portable. Il veut juste venir squatter et se faire payer un café. C'est pas que je ne veuille pas, mais les règles sont claires: pas de Suisse dans l'appart'. En tout cas je vais esayer de m'incruster ce week-end et d'aller voir quelques matches.
.

jeudi 12 juin 2008

Humour Underground

.
Il y’a quelques semaines je critiquais gentiment le métro de Londres. Et dieu sait qu’il le mérite bien. C’est vrai il y’a tout le temps des problèmes, il est super vétuste et terriblemment lent. Mention spéciale à la District line, un véritable calvaire. En plus les conducteurs ne savent plus comment justifier les nombreuses "couilles" du réseau. Toujours une bonne excuse. « Ladies and Gentlemen, suite à la présence d’un zèbre sur la voie, le trafic est momentanément interrompu entre Green Park et Knightstbrige »« Ladies and Gentlemen, en raison d’un soulèvement populaire au Zimbabwe le trafic est fortement perturbé sur la Piccadilly line et la Bakerloo line, merci de votre compréhension »…
Vous l’avez compris, la plupart du temps les conducteurs créent eux-mêmes les problèmes, histoire de se prendre une pause-café ou de faire une belote. Ils ont d’ailleurs bien raison, à leur place je ferais pareil. Le problème c’est qu’avec leurs conneries j’arrive régulièrement en retard au boulot. Relou quoi. Mais d’un autre côté, depuis que j’ai vu la vidéo ci-dessous sur le métro de Tokyo, j’ai un peu changé d’avis. Je relativise. Après tout il n’est pas si mal, ce bon vieux Tube. Disons qu’il n’est nippon ni mauvais, alors qu’apparemment celui de Tokyo est nippon tout court (désolé). Ces malades utilisent des pousseurs professionnels pour gagner de la place dans la rame. C’est original. Et tellement japoniais (hommage à Candeloro). En tout cas le métro a l’air de leur causer bien des sushis…
Talatata-ta-tsouin!!!!


mercredi 11 juin 2008

PAF à la sauce anglaise




Les médias britanniques se délèctent décidément de l'actualité française, particulièrement riche en ce moment. Après Carla, ils se passionnent cette fois pour... PPDA. Le glamour c'est toujours vendeur. D'arvor va en effet être remplacé très bientôt par Lolo Ferrari au 20h de TF1. Puisque j'ai cité le Times l'autre jour, et suite à de fortes pressions de la part du CSA, l'article est cette fois tiré du Daily Telegraph, journal de droite. Rassurez-vous je ne vous saoulerai pas tous les jours avec une revue de presse. Mais là je n'ai pas pu résister. Ce papier est en effet une bien jolie leçon de journalisme, toujours à la frontière de la vérité et du mensonge.

Le correspondant du Daily Telegraph à Paris, Henry Samuel, que l'on appellera Riri pour plus de commodité, commence donc par expliquer à ses chers lecteurs que PPDA s'est fait niquer par une "glamorous blonde" (grande photo de Ferrari a l'appui, genre femme fatale aux dents longues). Mais voyant que son sujet ne va certainement pas être assez "sexy" *, Riri commence à broder. "Cet homme est tellement célèbre qu'on l'appelle tout simplement par ses initiales, PPDA". C'est pas faux, mais pas non plus extraordinairement exceptionnel. Emporté par son élan, Riri ajoute: "Ses frisettes et ses implants capilaires sont un sujet de débat national régulier". Hi hi hi, c'est très bien joué. Voilà une façon habile de se foutre un peu de la gueule des Froggies sans trop y toucher. Moi perso je parle quasiment tous les jours des problèmes de calvitie de PPDA, pas vous ? Mais en plus ça ne mange pas de pain, car il joue habilement sur l'ignorance complice de ses lecteurs. C'est dans le journal, c'est donc vrai. Sacrés Français, ils sont trop marrants, ils passent leur temps à manger des escargots, "chercher la femme", écouter Charles Trénet et parler des cheveux de PPDA.
Le perfide pisse-copie embraye. "TF1 a pourtant décidé de le remplacer par Laurence Ferrari, 41 ans, une animatrice d'expérience récemment élue journaliste la plus glamour de France". Décidément il y tient, papier "sexy" oblige. C'est marrant j'ai l'impression d'avoir déjà entendu ça pour Mélissa Theuriau, Claire Chazal, Estelle Denis, Nathalie Renoux, Rebecca Manzoni... Même Arlette Chabot a dû été désignée journaliste la plus glamour de France.
Attention nous rentrons maintenant dans le vif du sujet. "Outre une baisse d'audience de la chaîne, d'autres facteurs interviennent dans cette décision. Madame Ferrari aurait reçu le soutien énergique du Président de la République, ami proche de Martin Bouygues, grand patron de TF1." Ah nous y voilà, c'est encore un coup de Sarkozy. Tout ça c'est encore magouilles et compagnie. Je tombe de haut. Vieux jaloux, je ne te crois pas, je suis sûr que Lolo a obtenu ce poste pour ses seules qualités journalistiques, à la force du poignet (hum, pardon).
Riri, en grand professionnel, étaye ses propos en expliquant que "l'année dernière, des rumeurs ont prêté à Miss Ferrari une relation avec Mister Sarkozy". Là j'avoue que je sèche, étant complètement paumé avec toutes les histoires de fesses de notre Président - je compte d'ailleurs sur vous pour confirmer ou infirmer cette information de toute première importance. Admettons donc que ce soit vrai. Comme on dit dans le jargon, il n'y a pas de fumée sans feu. Un ragot est considéré comme vrai tant qu'il n'a pas été démontré le contraire.
Oubliant ses suppositions de comptoir (attention il y'a un début de contrepèterie!) le temps de quelques lignes, Riri se recentre sur les vraies raisons, LA vraie raison de l'éviction de Poivre- d'Armor. "Sarkozy est en fait furieux après PPDA depuis que celui-ci l'a comparé à un petit garçon au cours de sa première interview à l'Elysée". Pauvre d'Arvor. Pas un seul moment d'audace, pas le moindre brin d'insolence en plus de 20 ans de présentation du JT. Voilà qu'il essaye une seule fois pour voir ce que ça fait, et le malheureux le paye au prix fort. En même temps la sanction est logique, car il y'a faute professionnelle. Il n'aurait en effet pas dû qualifier Sarko de petit garçon, mais plutôt de "petit con" qui vient enfin d'avoir son jouet après avoir emmerdé tout le monde pendant des années.
Ah oui tant que j'y pense: le journaliste anglais, premier sur les potins, lâche une véritable bombe pour conclure son article: Lolo et Thomas Hugues, "couple vedette de la télévision française", ne sont plus ensemble. Personne ne m'avait prévenu. Le coup de massue. Il va vraiment falloir que je remette mes fiches à jour.
Un bon point quand même dans ce papier, Riri attribue à PPDA le titre de "newsreader", et non de journaliste. Voilà au moins une information que je ne peux pas contester. L'honneur de la profession est presque sauf.
.
*Règle n°1 dans le monde merveilleux du journalisme: il faut être "sexy", "punchy", "attrapper le lecteur par les c..." si vous préférez.

lundi 9 juin 2008

Carla m’a dit...

.
.

Article particulièrement intéressant sur Carla Bruni-Sarkozy dans le Times de jeudi. J’ai failli passer à côté, j’en frissonne encore.

Le contexte tout d’abord. Apparemment, la Première dame de France s’est confiée à deux journalistes d’investigation, Yves Azéroual (connais pas) et Valérie Benaim, qui lui consacrent une biographie - comprenez un livre de potins. J’imagine qu’il s’agit de la Valérie Benaim d’Exclusif sur TF1, ce qui laisse présager un ouvrage prometteur et plein de surprises.

La photo du Times nous invite dans l’univers des petits jeux coquins que le couple affectionne par-dessus tout. Carla assise dans le bureau de Nicolas, affichant sa face de lune à la Emmanuelle Béart (sans le botox) et son sourire de vierge effarouchée. Sarkozy debout comme un gamin, puni par la maîtresse et trépignant d’impatience. "Maîtresse je peux m’asseoir ? J’ai envie de faire pipi !". "Dis-donc Nicolas, on ne réclame pas! Tu vas encore te prendre une fessée cul-nu !"
Au passage, et sans aucun jugement de ma part, vous remarquerez que les dossiers prennent beaucoup moins de place sur le bureau que les deux énormes télécommandes. De là à en conclure que notre Président passe plus de temps à visionner en boucle des cassettes de ses interventions télé qu’à s’occuper de nos problèmes, de vos problèmes, il y’a une frontière que je ne franchirai pas.

Dans l’article en question, Carlita explique qu’elle est tombée raide dingue du physique de Nicolas, ce bel Apollon d’1m35 au derrière plus large que la porte d’Aix. "Je ne m’attendais pas à quelqu’un d’aussi drôle", précise-t-elle, visiblement pas au courant que son futur mari est un sacré guignol. Admirative, elle s’extasie devant cet homme qui possède "cinq ou six cerveaux". " Le problème, c’est qu’aucun ne fonctionne correctement car ils ne sont pas reliés entre eux", se retient-elle d’ajouter malicieusement.
.
.


Pêle-mêle, la chanteuse-mannequin-philosophe-artiste engagée-secrétaire générale de l'Elysée évoque le dîner qui a tout changé. Une invitation à l’Elysée justement, en compagnie des grands pontes de la politique et de la vie culturelle française. Que des ex à elle! J’ai d’ailleurs découvert au passage que même Luc Ferry était passé lui faire des confidences dans le boudoir. Que voulez-vous, Carla est une cérébrale et n’aime rien tant que de disserter sur Socrate et Schopenhauer jusque tard dans la nuit! Bref le dîner élyséen dégénère comme d’habitude en partie fine (Max Mosley s’était fait excuser). Et là c’est le coup de foudre. La belle va même consacrer une chanson à son nouveau champion. Un recyclage de l’ode à Raphaël Enthoven, autre philosophe maudit qu’elle a ditché sans états d’âme, histoire de lui laisser le temps de philosopher encore un peu plus (le journaliste anglais l’a d’ailleurs orthographié "Eindhoven", si on ne peut plus se fier au Times maintenant…). Refrain :
« Quatre consonnes et trois voyelles, c’est le prénom de Nicolas… Ni-co-las, a l’air d’un gland, et quand il parle y m'file la nausée… Quand il se penche, quand il se penche mes nuits sont blanches …»

Femme de gauche envers et contre tous (elle s’est quand même tapée... pardon elle a quand même eu une relation avec Fabius, ce qui est certainement la plus belle déclaration d’amour à la Gauche, n’en déplaise aux mauvaises langues) Carla avoue qu’elle n’aime pas Berlusconi. Tiens, tiens, la bella donna aurait-elle pris un rateau de la part du Cavaliere ? Etonnant venant d’un vieux pervers patenté, mais ça me rendrait presque cet escroc sympathique.

J’arrête ici mes considérations politiques, et vous joints une photo de l’article en question, afin de vous faire votre propre idée. Et de vérifier que je n’ai rien inventé. Enfin presque. Désolé pour l'amateurisme de la photo, mais on fait avec les moyens du bord (vous pouvez évidemment cliquer pour l'agrandir). Ma conclusion est simple : c’est beau l’amour !





AGRANDISSEZ-MOI EN ME CLIQUANT DESSUS!!!

vendredi 6 juin 2008

Débarquement(s)

.
Aujourd'hui vendredi 6 juin, nous fêtons le débarquement des Alliés en Normandie. Vous le saviez tous, enfin j'espère. Mais ce que certains ignorent probablement, c'est qu'un autre débarquement, tout aussi important bien que ne figurant pas dans les livres d'Histoire, a eu lieu le 6 juin (35 ans plus tard, certes): celui de François, mon grand frère.


Mais alors que nos libérateurs s'étaient empêtrés sur les plages du Calvados et du Sud-Manche, ce petit malin (oui je sais, ça a bien changé) a lui choisi la facilité en atterissant plus au Nord, comme une fleur, dans cette bonne ville de Cherbourg (le point tout en haut sur la carte).


Bien joué, ça relève de la haute stratégie militaire. Si lui est sorti intact et en pleine forme de ce parachutage, il a en revanche provoqué quelques dommages collatéraux. Notamment sur ma personne - qui n'existait pas encore -, de manière indirecte et soi-disant involontaire. J'ai ainsi bien failli ne jamais voir le jour. Devant le résultat quelque peu incertain de cette première fournée, mes parents ont en effet réfléchi à deux fois avant de récidiver. Il aura fallu attendre pratiquement deux ans de mûre réflexion avant que je reçoive le feu vert. Rassurés et inconscients, ils remettaient ça quatre ans plus tard, pour le résultat que l'on sait. On ne peut pas gagner à tous les coups.

Bref, 29 ans plus tard, François a bien grandi et se porte comme un charme. Enfin presque, si l'on excepte cette sale blessure de guerre, une balle dans le genou qui l'a obligé à passer sur le billard hier (ah le foot, le foot...). Mais il en a vu d'autres, et se remettra sans aucun doute de ce coup dur, avec une bonne dose de réeducation à la Wii.

Sur ces quelques éléments biographiques, "Happy birthday to you, Happy birthday to you...". Comme je sais que tu as conservé précieusement ta carte de membre du Club Dorothée, tu reçois donc en cadeau la photo dédicacée de toute la bande. Petit veinard!!!




Production

Thomas Lepresle

Jean-Luc Azoulay



Réalisation

Pat Le Guen


"Pas de pitié pour les croissants"

avec

Ariane

Corbier

Jacky

Patrick

et Dorothée


avec la participation exceptionnelle de

Karen Cheryl




"Le Jacky Show"


Anthony Duprès

Malaury Nataf

Stéphanie de Monaco

Luc de la Rochelière

David Charvet

Roch Voisine

Sabrina

Christophe Rippert




"Salut les Musclés"

avec

René

Framboisier

Eric

Rémi

Hilguegue

Valériane

P'tit Gus

et Bernard Minet



"Hélène et les garçons"

avec

Philippe Vasseur (José)

Laure Guibert (Béné)

Sébastien Roch (Cri-cri d'amour)

Rochelle Redfield (Johanna)

Tom Schacht (Jimmy)

Laly Meignan (Laly)

Patrick Puydebas (Nico)

Hélène Rollès (Hélène)

Lynda Lacoste (Lynda)

et David Brécourt (Thomas Fava)
.
.


Toute l'équipe du Club Dorothée souhaite un joyeux anniversaire à

Alyson

Cynthya

Diego

François

Gaëtan

Jason

Kévin

Magalie

Mélisande

Mickaël

Mouss

Océane

Pamela

Priscilla

Romuald





jeudi 5 juin 2008

Enjoy your meal !!!

.


Mais que viennent donc faire ces oeufs en apparence anodins sur ce blog ? Et bien il s'agit tout simplement d'un petit chef-d'oeuvre culinaire. Après des dizaines de tentatives infructueuses, j'ai tout simplement réussi à transférer les trois oeufs de la poêle à l'assiette sans les détacher. Ca paraît simple, mais croyez moi ce n'est qu'une illusion. Certes, l'un d'entre eux n'est rattaché à ses collègues que par un mince cordon, mais ça suffit pour être homologué. Trois pittas, trois oeufs, les jaunes encore intacts s'il-vous-plaît... C'est génial!!! Il faut dire que les pittas-oeufs sont devenus une de mes spécialités. Allez dans l'euphorie je vous donne mes astuces. Attention ce plat s'adresse plutôt aux cordons-bleus, et n'est pas à la portée de tout le monde.


Recette des "Pittas-Oeufs à la londonienne"


Ingrédients (pour 1 personne):


- 3 oeufs (de chez Waitrose, ils font des oeufs transgéniques à coque bleue, c'est plus marrant)
.
- 3 pittas (Waitrose pour les petites, Tesco pour les grandes)

- 1 boîte de Beans (Heinz uniquement)

- Huile

- Sel

- Poivre



Placez les oeufs dans une poêle, dans laquelle vous aurez préalablement trop fait chauffer une rivière d'huile. Faîtes cuire les oeufs entre 2 et 15 minutes, en fonction de ce qui passe à la télé. Disposez les beans dans une petite casserole, et faîtes cuire à feu doux jusqu'à ce qu'une douce odeur de brûlé vous chatouille les narines et que les beans aient caramélisé. Pendant ce temps, disposez les pittas en pétales dans une assiette, avant de placer celle-ci délicatement dans le four à micro-ondes (1 minute pour obtenir une pâte molle, X minutes pour du carton). A l'aide d'une spatule, faîtes glisser les oeufs de la poêle vers l'assiette en prenant bien soin de ne pas percer les jaunes, puis déposez-les avec mille précaution sur les pittas (un oeuf par pitta). Versez ce qui reste de beans là où vous trouverez de la place. Saupoudrez le tout de quelques cuillerées à café de poivre. Selon votre humeur -et votre appétit- vous pouvez parfaitement ajouter 3, voire 4 tranches de "bacon" pour donner un peu plus de consistance et de volume à votre assiette (l'esthétique compte pour moitié dans la réussite de ce repas). Le tour est joué. Régalez-vous, petits gourmands!


L'astuce du chef :
Rajoutez un demi-kilo de sel. Ce parfait exhausteur de goût fera ressortir les différentes saveurs de ce plat qui n'en manque pourtant pas.


Cette recette était sponsorisée par Ginette Mathiot

Attila

A peine parti, Nafees est déjà remplacé. Quel scandale! Alex, qui me sort de plus en plus par les trous de nez, et sur qui je reviendrai plus en détail dans un prochain message, ne fait décidément pas de sentiment. Il ne l'emportera pas au paradis. Le nouvel arrivant, un Hongrois qui répond au doux prénom guerrier d'Attila (c'est pas une blague), ne m'inspire absolument pas confiance. C'est un grand couillon à casquette avec un look de "teuffeur". Oh il n'a pas l'air méchant, loin de là, mais je le soupçonne de ne pas avoir inventé l'eau chaude.
Je n'en dirai pas plus pour le moment, car je l'ai juste croisé, et c'est avant tout mon intolérance légendaire qui parle. Laissons-lui le bénéfice du doute.

mercredi 4 juin 2008

Nafees' leaving

Les meilleurs partent toujours les premiers, c'est bien connu. C'est ainsi que Nafees a tiré sa révérence hier. Il rentre au pays pour l'été, avant de revenir en septembre finir ses chères études. Lampeter Square perd un petit homme par la taille, mais un grand Monsieur par le talent. Salut l'artiste!



Et une photo ratée, une! ça c'est du cadrage. Remarquez le petit effet "flou de bougé" en bas à droite. J'ai quand même réussi à m'auto-censurer, ce qui n'est pas si évident. Comme quoi il ne faut jamais faire confiance au retardateur... Dans la confusion Erwan tente une approche en me caressant l'épaule. C'est bien joué mais je ne suis pas un garçon facile. Pendant ce temps Nafees profite de la diversion pour mettre une main au cul à James, qui en retour lui gratouille le dos, sous les yeux de sa copine. Très audacieux. Ah putain, qu'est ce qu'on se marre!




" - Dis donc t'aurais pas un peu pris toi ?
- Si un peu, mais t'inquiète gamin j'assure! Tout est dans le regard. Té-ma comment j'pécho la caméra!
- Waaaaaaoooouhh, pas mal!
- Tu "catches", tu fixes et tu souris, c'est trop simple. Vas-y essaye!
- Non, non je suis trop timide. Arrête ça me gêne..."
.
.
.

Je sais Nafees c'est trop injuste. Faire tes valises alors que c'était ta première nomination, j'avoue que c'est dur. Mais c'est le vote du public. Je crois que les téléspectateurs ne t'ont jamais pardonné ton interprétation de Patrick Bruel version Bollywood. Trop avant-gardiste sans doute. Le public n'était tout simplement pas prêt.
.
.
.
Le Petit Prince des fourneaux entouré de ses groupies.
Attention les mecs 1...2...3 "Dans la jun-gle, terri-ble jun-gle..."


"Allez salut la compagnie, j'vous aime bien mais j'dois me casser maintenant". T'inquiète champion une horde de fans t'attend à la sortie de l'appart'. Maintenant le plus dur est à venir: le retour à la vraie vie. En tout cas bravo tu as été un excellent candidat.

Hé, n'oublie pas ton scrabble!

mardi 3 juin 2008

Boulet(s)

Dans la nouvelle série "Je vis (vraiment) avec des crétins", voici "Liam dégivre le frigo". Comme je l'avais déjà évoqué plus tôt, on a tout le temps des problèmes avec ce fucking frigidaire, qui ne ferme pas bien. Le freezer est un peu trop efficace, et donc tout le temps rempli de givre (disons même que c'est un pain de glace géant). Mais rien ne résiste à Liam. De la glace ? Pas de problème! Il a donc fait chauffer la bouilloire, puis versé l'eau bouillante dans le freezer. Résultat: il a inondé la cuisine et trempé toute la bouffe. Et bah quoi, y'a moins de glace, non ? Ah oui, maintenant le frigo ressemble à une route toute dégueulasse après la fonte des neiges. Je n'étais pas là au moment des faits, tant mieux je crois que je l'aurais buté. Liam est très sympa, mais parfois qu'est-ce qu'il est con!

lundi 2 juin 2008

Dring, dring, dring...

Petite information pratique pour les optimistes qui tentent d'appeler sur le fixe: c'est audacieux, mais votre entreprise a peu de chances d'aboutir. Erwan vient de passer aux aveux: "Je décroche pas, c'est trop stressant." CQFD...

Nabab

.

Pour les plus fainéants d'entre vous qui n'auraient pas peur de l'exotisme, un petit conseil: allez vivre au Bangladesh! Je viens de découvrir ce bon plan par l'intermédiare de Nafees, un de mes collocs'.
Depuis le début, je le trouvais bien suspect, me donnant toujours un peu l'impression de découvrir le monde. Et bah c'était pas qu'une impression. Ce petit sagouin m'a lâché le morceau: là-bas, dans ce lointain pays aux confins de l'Inde et de la Birmanie, bordé par l'Océan Indien et bercé de soleil, monsieur n'en fout pas une. Les doigts de pied en éventail. Et pour cause: il a cinq domestiques à sa disposition en permanence. Le petit prince se fait donc apporter son thé, beurrer ses tartines et sûrement même frotter le dos après ses ablutions. Je savais qu'il venait d'une famille extrêmement aisée, mais tout de même. "Oh mais tu sais là-bas tout le monde a des domestiques", s'est-il justifié quand j'ai éxplosé de rire. Oui, oui, certainement. Et j'imagine que les larbins ont eux-mêmes leurs propres larbins, et ainsi de suite.
Bon en tout cas ça explique bien des choses. C'est pourtant un gros empoté qui vous parle, pas capable de foutre grand chose de ses dix doigts. Mais à côté de lui je suis MacGyver. De son propre aveu, cet imposteur n'avait jamais cuit un oeuf de sa vie -il n'a que 26 ans, certes... Et ce n'est pas juste façon de parler. Mais depuis quelques jours, et après des mois d'absorption de hamburgers surgelés, Nafees a décidé de franchir le pas. Et de se pencher sur la délicate question de l'usage des ustensiles de cuisine et des petits bonheurs des plats faits maison. Je suis sûr qu'il regarde les émissions culinaires de Gordon Ramsay et Jamie Oliver en douce dans sa chambre, en prenant des notes. L'autre jour il me sort, émerveillé: "Hier j'ai vu George cuire de la viande et la mettre dans des pâtes avec de la sauce, ça avait l'air trop bon j'aimerais bien faire pareil...". Ah je vois, tu fais sans doute allusion à ce que l'on appelle communément spaghetti bolognaises! Mais il est trop marrant, car il ne fait pas du tout exprès: ce gars est super intelligent, très vif d'esprit mais totalement handicapé dans la vie de tous les jours.
Toujours est-il que depuis quelques jours, notre Nafees passe sa vie dans la cuisine. Il prend des cours accélérés auprès de sa petite copine, qui elle n'a que trois domestiques au Bangladesh, donc beaucoup plus débrouillarde. Elle lui explique patiemment: "Donc tu prends les tomates, tu les coupes dans le sens de la longueur, comme ci, comme ça et patati et patata..." Comme un gamin, il se concentre 30 secondes et puis décroche. C'est pourtant pas faute de bonne volonté, mais c'est le genre à courir dans tous les sens, faire semblant de surveiller la casserole alors qu'ele déborde, et au final à brasser du vent. C'est un jeune chien fou, insaisissable. Le joueur d'1m50 qui vous passe entre les jambes et fait trois fois le tour de son défenseur. Il faut le voir pour comprendre. En tout cas ils sont vraiment, vraiment marrants.
Dans sa soif de découverte de la vraie vie, Nafees vient aussi de se heurter aux dures réalités du monde du travail. N'avait-il pas lâché un jour: "Je vous vois tous partir tôt le matin, et revenir tard le soir, fatigués. C'est ça qu'on appelle aller au boulot?" Non là je déconne, c'est pas vrai. Il n'a jamais dit ça - mais il l'a sûrement pensé! Né avec une cuillère d'argent dans la bouche, ce pacha n'avait encore jamais cotoyé de près ou de loin cet univers impitoyable, pas même pour un petit boulot. Sa profession: étudiant à vie (c'est le métier que je voulais faire d'ailleurs). Pour s'acheter un peu de crédibilité, il est venu faire ses études de super-méga management de je-ne-sais-pas-quoi à Londres. Papa, qui possède apparemment une très grosse boîte au pays, assure tous les frais -ce qui a d'ailleurs valu à Nafees une convocation à la banque pour savoir d'où venaient ses revenus... La voie semblait donc toute tracée: le fils n'avait plus qu'à prendre la succession de l'entreprise familiale. Sauf que dernièrement, son père lui a justement mis la pression: tu bosses, ou tu n'auras rien.
Alors pour la forme, mais avec un enthousiasme sincère, il a trouvé un petit boulot. Si j'ai bien compris, il s'agissait d'accueillir les visiteurs d'une exposition florale à Earl's Court pendant une semaine. Déjà je ne sais pas comment tu dégotes ce genre de boulot, mais passons. Après s'être démené (comme un beau diable!) pour obtenir son "Insurance Number" et tout le bazar, qu'a fait notre Gaston? Faux bond, et oui gagné! Premier jour de boulot: il arrive 15 minutes en retard, et se fait gentiment renvoyer dans ses chaumières. Il faut dire qu'il commençait vers 16h-17h, ça fait tôt quand même. Deuxième jour, il croit être "off" alors qu'il travaille: second blâme. Troisième jour: il perd son passeport dans le métro et passe la journée à courir après -je vous rassure il l'a retrouvé. Le pauvre est remercié avant même d'avoir bossé une minute. D'accord, en fait c'est juste un petit con, me direz-vous (comme pourraient d'ailleurs le faire croire les photos)? Et bien pas du tout, au contraire. Ce petit homme est juste un grand bordélique, gaffeur, et un phénomène de naïveté.
Je ne parle même pas du ménage, dont il avait certainement vaguement entendu parler avant de venir ici. Jusque-là il a toujours réussi à échapper à son tour de corvée, et je n'arrive même pas à lui en vouloir (peut-être parce que je fais la même chose). Bref ce personnage, qui va nous quitter dans peu de temps, méritait bien un petit message sur ce blog. Je ne sais pas s'il prendra la suite de son père un jour. Mais au moins maintenant il sait presque allumer un four, ouvrir une boîte de conserve et faire cuire un steack. En cas de grève des domestiques, il pourra donc survivre quelques jours. Et c'est déjà une grande victoire.