lundi 9 juin 2008

Carla m’a dit...

.
.

Article particulièrement intéressant sur Carla Bruni-Sarkozy dans le Times de jeudi. J’ai failli passer à côté, j’en frissonne encore.

Le contexte tout d’abord. Apparemment, la Première dame de France s’est confiée à deux journalistes d’investigation, Yves Azéroual (connais pas) et Valérie Benaim, qui lui consacrent une biographie - comprenez un livre de potins. J’imagine qu’il s’agit de la Valérie Benaim d’Exclusif sur TF1, ce qui laisse présager un ouvrage prometteur et plein de surprises.

La photo du Times nous invite dans l’univers des petits jeux coquins que le couple affectionne par-dessus tout. Carla assise dans le bureau de Nicolas, affichant sa face de lune à la Emmanuelle Béart (sans le botox) et son sourire de vierge effarouchée. Sarkozy debout comme un gamin, puni par la maîtresse et trépignant d’impatience. "Maîtresse je peux m’asseoir ? J’ai envie de faire pipi !". "Dis-donc Nicolas, on ne réclame pas! Tu vas encore te prendre une fessée cul-nu !"
Au passage, et sans aucun jugement de ma part, vous remarquerez que les dossiers prennent beaucoup moins de place sur le bureau que les deux énormes télécommandes. De là à en conclure que notre Président passe plus de temps à visionner en boucle des cassettes de ses interventions télé qu’à s’occuper de nos problèmes, de vos problèmes, il y’a une frontière que je ne franchirai pas.

Dans l’article en question, Carlita explique qu’elle est tombée raide dingue du physique de Nicolas, ce bel Apollon d’1m35 au derrière plus large que la porte d’Aix. "Je ne m’attendais pas à quelqu’un d’aussi drôle", précise-t-elle, visiblement pas au courant que son futur mari est un sacré guignol. Admirative, elle s’extasie devant cet homme qui possède "cinq ou six cerveaux". " Le problème, c’est qu’aucun ne fonctionne correctement car ils ne sont pas reliés entre eux", se retient-elle d’ajouter malicieusement.
.
.


Pêle-mêle, la chanteuse-mannequin-philosophe-artiste engagée-secrétaire générale de l'Elysée évoque le dîner qui a tout changé. Une invitation à l’Elysée justement, en compagnie des grands pontes de la politique et de la vie culturelle française. Que des ex à elle! J’ai d’ailleurs découvert au passage que même Luc Ferry était passé lui faire des confidences dans le boudoir. Que voulez-vous, Carla est une cérébrale et n’aime rien tant que de disserter sur Socrate et Schopenhauer jusque tard dans la nuit! Bref le dîner élyséen dégénère comme d’habitude en partie fine (Max Mosley s’était fait excuser). Et là c’est le coup de foudre. La belle va même consacrer une chanson à son nouveau champion. Un recyclage de l’ode à Raphaël Enthoven, autre philosophe maudit qu’elle a ditché sans états d’âme, histoire de lui laisser le temps de philosopher encore un peu plus (le journaliste anglais l’a d’ailleurs orthographié "Eindhoven", si on ne peut plus se fier au Times maintenant…). Refrain :
« Quatre consonnes et trois voyelles, c’est le prénom de Nicolas… Ni-co-las, a l’air d’un gland, et quand il parle y m'file la nausée… Quand il se penche, quand il se penche mes nuits sont blanches …»

Femme de gauche envers et contre tous (elle s’est quand même tapée... pardon elle a quand même eu une relation avec Fabius, ce qui est certainement la plus belle déclaration d’amour à la Gauche, n’en déplaise aux mauvaises langues) Carla avoue qu’elle n’aime pas Berlusconi. Tiens, tiens, la bella donna aurait-elle pris un rateau de la part du Cavaliere ? Etonnant venant d’un vieux pervers patenté, mais ça me rendrait presque cet escroc sympathique.

J’arrête ici mes considérations politiques, et vous joints une photo de l’article en question, afin de vous faire votre propre idée. Et de vérifier que je n’ai rien inventé. Enfin presque. Désolé pour l'amateurisme de la photo, mais on fait avec les moyens du bord (vous pouvez évidemment cliquer pour l'agrandir). Ma conclusion est simple : c’est beau l’amour !





AGRANDISSEZ-MOI EN ME CLIQUANT DESSUS!!!

4 commentaires:

Anonyme a dit…

"Sympathique" blog pratiquant la désinformation à tout va. However ce journaliste de fête foraine non content de ridiculiser notre bien-aimé Président de la République, se discrèdite lui même en ne permettant pas d'agrandir la photo de sa source. Cela montre tout le sérieux que nous sommes en droit d'attendre de cet urluberlu...

Erwan G. membre des jeunesses populaires de Lampeter.


PS: Ce titre est digne des plus fameuses "une" de l'Equipe

Anonyme a dit…

Fan de poésie je ne peux qu'apprécier le texte de la nouvelle chanson de C.Bruni-Sarko...

Anonyme a dit…

Notre regretté poil-à-gratter des hautes et impénétrables sphères politiques, Coluche, a formulé un propos que je soutiens avec ferveur:

«Homme politique, c’est une profession où il est plus utile d’avoir des relations que des remords.» Quelle clairvoyance !

J'ajouterai en substance que les seules relations qui régissent les neurones des hommes et des femmes politiques sont assurément les relations ... sexuelles ! En effet, l'exercice du pouvoir se joue d'abord dans la vie privée - subséquemment, intime.

Émeline
(L'amie dénichée dans les locaux exigus et froids du centre Charles Péguy, à Londres.)

kreich a dit…

Mais quelle vaste fumisterie ! Un tel niveau de foutage de gueule méritait en effet d'être souligné.