jeudi 10 juillet 2008

Leaving (for good)

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Ça y'est cette fois c'est la quille! J'ai rendu mon tablier de Grand maître chocolatier de la loge Thorntons le week-end dernier. C'est donc la fin d'une expérience inattendue et saugrenue, mais qui m'aura bien fait marrer. Après tout ce temps, je suis toujours incapable de décrire un chocolat, mais par contre je sais comment les manger. Tous.

A la demande de certains petits curieux, je lève le voile. Voilà donc en exclusivité mon superbe uniforme "prune" (ou "cherry", je ne sais pas). Pour moi la Gay Pride c'était toute l'année. J'ai longtemps réussi à repousser l'échéance en apportant mon propre uniforme (chemise et pantalon noir, avec cravate gris foncé s'il-vous-plaît). Beaucoup plus classe, bien que très "commercial"! Mais à la fin le système m'a bouffé et j'ai dû porter leur costume tout moche et tout mal coupé. Pourtant je n'en veux à personne, la vie est faite de petites humiliations! Malgré tout, mon coeur restera à Thorntons (hum hum).

Un petit tour backstage pour vous montrer l'envers du décor. Passionnant n'est-ce pas? "Toffee, truffle et coups bas: Plongée dans l'univers du chocolat"! Ça fait très Zone interdite non? Allez j'arrête de triper. La petite joufflue à côté de moi c'est Olivia, mon souffre-douleur. Trop marrante avec sa tête de Martine McCutcheon! C'est sur elle que j'ai expérimenté la plupart de mes blagues en Anglais. Elle aura subi mon humour nase pendant des semaines et des semaines, mais me l'aura bien rendu. Insolente va!

Une petite partie du "staff". Je ne peux pas critiquer car je sais que ma manager a engagé une traductrice pour lire mon blog. Mais de toute façon je les aime bien mes petits collègues, c'est tous de bonnes pâtes !
A première vue cette photo n'a l'air de rien (et les gens qui sont dessus non plus), elle est pourtant révolutionnaire. Rebelle, j'ai en effet brisé la règle ancestrale qui interdit tout cliché sur le "shop-floor" du magasin. Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs, sûrement pour des raisons d'espionnage industriel. Trop peur de se faire voler leurs précieux secrets par la concurrence. Si un boss était arrivé à ce moment-là je pense que tout le monde se faisait virer. Surtout quand les clients attendent de se faire servir. "Dîtes donc vous permettez on prend une photo, ça se voit pas ?" Moi je m'en fous je me casse, héhéhé! Et puis au moins ça c'est du customer service comme je l'aime.

Pas fou, j'ai évidemment négocié mon départ. Et obtenu un golden parachute: mon poids en pièces en chocolat. Elle va presque me manquer ma petite boutique. En tout cas sur mon CV ça va péter! Quand j'irai taper à la porte du Times ou du Guardian, nul doute que ça fera la différence. Ah au fait "4 bars for 2 quids, very good bargain"!

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Hep là! Mine de rien, c'est quoi cette main (certes timidement) posée sur l'épaule de ton (ex-)collègue... Je réclame un sondage BVA sur le sujet, pour récolter l'avis du public... ou une officialisation de ta part...?

Thomas a dit…

Sacré Laurent Joffrin, avide de sujets à sensation! Et après on s'étonne que Libé connaisse des problèmes...

Anonyme a dit…

Personnellement, nous garderons en mémoire ce magnifique "sourire américain" (aussi appelé "dents de chèvre") que Thomas maîtrise à la perfection: pour cela, laisser sécher les incisives et coller rapidement les lèvres supérieures au dites dents. Le résultat est spectaculaire et permet surtout d'attirer l'attention loin des mains du gredin...

Thomas a dit…

Des années d'entraînement, ce sourire américain... Je ne suis passé par l'Actor's Studio pour rien!