vendredi 26 septembre 2008

Satyre sociable

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Toujours se méfier des petits vieux. Surtout quand ils ont une tête de grand-père idéal. Hier je faisais ma petite revue de presse (c'est-à-dire la rubrique "potins" de ce ringard de Luke Blackall) en terrasse, tranquille. Un papy vient s'installer à ma table, en garçon bien élevé je l'accepte. Après quelques minutes, il engage la conversation: "Est-ce que vous savez ce qu'il faut faire en cas d'attaque nucléaire ? Baisser la tête et embrasser son cul héhé". Ok, pas mal, pas mal, après tout c'est plutôt marrant. Mais ça sent quand même le mec pas net.
Pas besoin d'attendre longtemps pour en avoir confirmation: le vieux British semble en effet très intéréssé par les petits nenfants qui passent devant le café. A chaque fois qu'un gamin est à portée de voix il essaie de l'accoster. Visiblement il aimerait bien leur donner des friandises, heureusement que leurs mamans leur ont appris à ne jamais parler aux inconnus ou aux curés. Il m'explique: "J'adore les gamins. J'en ai eu un il y'a très longtemps, avec une prostituée, parce que j'allais tout le temps voir les prostituées, mais elle est partie en province etc..."
Je replonge dans mon journal en souriant, mais un peu emmerdé quand même. J'essaie de changer de sujet, de parler de la pluie et du beau temps. D'avoir une discussion de petits vieux raisonnables, quoi! Rien à faire. Et là c'est le pompon: le vieil édenté, qui doit tourner à une boîte de Viagra par jour, se met à interpeller les femmes qui passent dans la rue, limite à les siffler. "Bonjour madame, vous êtes très jolie! Elle est très jolie avec sa petite jupe, non?" J'essayais bien de me cacher derrière mon London Paper mais bon... Comment se griller dans tout le quartier. Hé attendez je le connais pas ce vieux pervers, c'est pas mon pote j'vous jure!
Je m'apprête donc à le planter sans demander mon reste. Mais très fier de son âge (89 ans d'après lui), "Tortue Géniale" essaie maintenant d'alpaguer un malheureux petit vieux à moitié handicapé qui a du mal à avancer. "Hé regardez le c'est triste, je suis sûr qu'il est plus jeune que moi! Hou hou, vous avez quel âge ? Ho, vous avez quel âge ?".
Cette fois c'est la bonne, je me tire. Pas rancunier, le satyre me lance: "Hé, la prochaine fois vous me présenterez votre copine!" All right old chap! Moralité: si un gentil pépère vient s'asseoir à votre table, refusez. Ou bien fuyez!

1 commentaire:

kreich a dit…

Mouahaha, très bon le "pervers pépère" !