.
Rien ne va plus ici en Angleterre. C'est la sinistrose, la déprime totale. La crise financière a frappé sans pitié et continue de sévir. On va revivre une Crise de 29, c'est moi qui vous le dis. On nous ment. On nous roule dans la farine. Le chaos pointe le bout de son nez, c'est évident.La livre sterling s'écroule comme une merde, passez moi l'expression. Toisant l'euro il y'a peu de temps encore, cette bonne vieille pound commence presque à faire pitié, passant même il y'a quelques jours en dessous de l'euro. Au moment où je vous parle, elle se maintient péniblement à 1,08 euro. Tiens allez c'est reparti: 1,05... 1,01... Dire que quand je suis arrivé, cette coquine flirtait avec les 1,50. Bref les temps sont durs de ce côté du Channel.
Les grandes enseignes sont frappées de plein fouet. Le mythique Woolworths a déjà mis la clé sous la porte, même Marks Expensive commence à battre de l'aile (1000 emplois en moins allez hop!). Résultat: les actionnaires transpirent, les dirigeants paniquent, et on mise tout sur les soldes: -60, -70, -98%!!! Consommez, consommez, tout doit disparaître. On prolonge jusqu'en mars, "CLEARANCE", BUY 1 GET 10 FREE". Pathétique! Même les Français et leur ridicule pouvoir d'achat viennent dévaliser Oxford Street. Non il faut bien se rendre à l'évidence, Londres aujourd'hui, c'est le Tiers Monde. Dans quelques mois je vous l'annonce, les Roumains vont venir acheter des villas à Chelsea. Et les Rosbifs iront faire la plonge aux quatre coins de l'Europe.
Ah mes bonnes gens, la Terre ne tourne plus rond, tout part à vau-l'eau. Londres n'est plus l'eldorado d'antan. Moi même je suis directement frappé. J'ai perdu des sommes d'argent indécentes à cause de placements hasardeux, je suis étranglé par les dettes, mes banquiers me harcèlent, et me voilà à deux doigts de revendre mon 5 pièces à Canary Wharf. Si ça continue il va même falloir que je travaille. Mais je ne me plains pas, c'est la règle du jeu. Etre golden boy n'a pas que des avantages, il faut assumer. Je vais donc rester encore quelque temps à Lampeter Square, de toute façon c'est plus convivial.
Enfin je vous rassure, les bonnes habitudes ne se perdent pas comme ça. Comme le veut la coutume, la nouvelle année a tout de même apporté avec elle sa farandole de hausse des prix. La "Oyster" à la semaine (équivalent de la carte Orange) est ainsi passée de £24,20 à £25,80. Ouf j'ai eu peur, pendant un moment j'ai bien cru que le coût de la vie à Londres allait devenir décent. Tout n'est pas perdu!
3 commentaires:
Et comment notre trader déchu compte-t-il se recycler..?
Ah excellente question. J'y travaille d'arrache-pied! Certainement dans la traduction.
Mais c'est beaucoup trop honnête comme travail !
Et la satisfaction d'avoir dilapidé la pension d'un couple de petits vieux, ou mis une entreprise sur la paille, ça va pas te manquer ?
Enregistrer un commentaire